Contrairement à leur réputation de vins à boire jeunes, certains crus du Beaujolais ont une réelle aptitude au vieillissement. Le Moulin-à-Vent, dont les sols manganésifères confèrent au Gamay une structure inhabituelle, peut évoluer favorablement pendant huit à douze ans. Le Morgon, issu de schistes décomposés appelés roche pourrie, développe avec le temps des notes évocatrices de cerise à l'eau-de-vie et de sous-bois. Juliénas et Chénas montrent eux aussi une belle longévité. Pour ces crus de garde, une cave stable entre 12 et 14°C, à l'abri de la lumière, est recommandée.