Pouilly Fumé

Tous les vins de l'appellation Pouilly Fumé en Loire

Voisin de Sancerre, entre Bourgogne et Berry, le vignoble de Pouilly-Fumé s’étend sur 1.245 ha, uniquement en Sauvignon. Des sols calcaires et des marnes à petites huîtres du Kimméridgien apportent aux arômes fumés et fruités à ces vins de Loire une note minérale de pierre à fusil, et les meilleurs vins blancs produits peuvent vieillir plusieurs décades, grâce à leur belle acidité. Les producteurs phare sont Alexandre Bain, Didier Dagueneau, Ladoucette (château du Nozet), Château de Tracy.

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Didier Dagueneau Pouilly Fumé Buisson Renard 2005
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Loire | Pouilly Fumé

Didier Dagueneau Pouilly Fumé Buisson Renard 2005

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Didier Dagueneau Pouilly Fumé Pur Sang 2004
Les Mieux Notés
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Loire | Pouilly Fumé

Didier Dagueneau Pouilly Fumé Pur Sang 2004

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Didier Dagueneau Pouilly Fumé Silex 2007
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Loire | Pouilly Fumé

Didier Dagueneau Pouilly Fumé Silex 2007

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Didier Dagueneau Pouilly Fumé Pur Sang 2005
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Loire | Pouilly Fumé

Didier Dagueneau Pouilly Fumé Pur Sang 2005

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Didier Dagueneau Pouilly Fumé Pur Sang 2011
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Blanc
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Loire | Pouilly Fumé

Didier Dagueneau Pouilly Fumé Pur Sang 2011

162,00 € TTC par bouteille
135,00 € HT

Où se situe l'appellation Pouilly-Fumé ?

L'appellation Pouilly-Fumé se situe dans le Val de Loire, à l'extrémité orientale du vignoble ligérien, sur la rive droite de la Loire, dans le département de la Nièvre, à environ 200 kilomètres au sud de Paris. Elle s'étend sur sept communes : Pouilly-sur-Loire, Saint-Andelain, Tracy-sur-Loire, Mesves-sur-Loire, Garchy, Saint-Martin-sur-Nohain et Saint-Laurent-l'Abbaye. Le vignoble se déploie sur une vingtaine de kilomètres le long du fleuve, autour de la butte de Saint-Andelain, sur un relief légèrement vallonné, et couvre environ 1 400 hectares exploités par une centaine de vignerons. Ce vignoble fait directement face à Sancerre, sur l'autre rive, et voisine avec les Coteaux du Giennois au nord. Il partage son aire avec l'AOC Pouilly-sur-Loire, minuscule appellation d'une vingtaine d'hectares réservée au chasselas.

Histoire de l'appellation Pouilly-Fumé

L'histoire de l'appellation Pouilly-Fumé remonte à l'époque gallo-romaine, le site étant mentionné dès le Ve siècle sous le nom de Pauliacum super fluvium ligerim, en référence à la voie romaine qui traversait ce terroir. Les moines bénédictins sont à l'origine de son véritable essor : le fief de Pouilly aurait été cédé à ceux de La Charité-sur-Loire à la fin du XIe siècle, et une parcelle en bordure du fleuve porte encore le nom de Loge aux Moines. En 1383, le rachat de la terre de Boisgibault par Jean III de Sancerre illustre la proximité ancienne entre ce vignoble et celui de Sancerre.

Le commerce s'organise ensuite par la Loire, puis par le canal de Briare, qui ouvre grand le marché parisien. La fin du XIXe siècle est brutale : le mildiou puis le phylloxéra dévastent les coteaux, les vignes sont arrachées et une partie seulement du vignoble est replantée après greffage. La reconnaissance officielle intervient par le décret du 31 juillet 1937, qui consacre simultanément les appellations Blanc Fumé de Pouilly, Pouilly-Fumé et les vins blancs de Pouilly-sur-Loire. La modernisation d'après-guerre puis, à partir de 1982, la révolution parcellaire initiée par Didier Dagueneau ont fait passer ce vignoble du statut de voisin discret de Sancerre à celui de référence mondiale du sauvignon.

Quels sont les terroirs de l'appellation Pouilly-Fumé ?

Les terroirs de l'appellation Pouilly-Fumé se répartissent en quatre grandes familles de sols, héritées du rebord sud-est du Bassin parisien. Les marnes kimméridgiennes, dites terres blanches ou marnes à petites huîtres, riches en argile, ralentissent le cycle de la vigne et donnent des vins de garde, d'abord discrets puis très expressifs après une dizaine de mois. Les calcaires durs du Portlandien, appelés caillottes, favorisent une maturation précoce et livrent des blancs vifs, nerveux, immédiatement séduisants sur le cassis et le buis. Les argiles à silex, concentrées sur les hauts de la butte de Saint-Andelain, produisent des vins fermes dans leur jeunesse, qui déploient après deux ans des notes d'épices et de pierre à fusil. Les sols argilo-siliceux, enfin, donnent des vins d'autant plus tendres que le sable y domine.

Le climat, tempéré avec une légère tendance continentale, joue un rôle décisif : l'alternance de journées chaudes et de nuits fraîches assure une maturité régulière tout en préservant l'acidité et les arômes, tandis que la Loire tempère les gelées. Contrairement à d'autres appellations, ce vignoble ne compte pas de hiérarchie officielle de crus, mais certains lieux-dits sont devenus des références en soi, comme Les Cornets sur marnes kimméridgiennes, Les Champs des Billons sur calcaire portlandien, Les Bois de Saint-Andelain sur argiles à silex rouges ou La Folie.

Quels cépages sont autorisés dans l'appellation Pouilly-Fumé ?

Un seul cépage est autorisé dans l'appellation Pouilly-Fumé : le sauvignon blanc, que les vignerons nomment localement blanc fumé. Cépage de deuxième époque, vigoureux mais peu fertile, il donne des grappes tronconiques aux baies serrées, jaune doré à reflets verts, couvertes à maturité d'une pruine grisâtre. Son moût conjugue une bonne richesse en sucre et une acidité soutenue, condition d'un équilibre durable en bouteille. Il exprime ici des arômes d'agrumes, de pamplemousse, de fleurs blanches, de buis et de fruits exotiques, complétés par la signature fumée et minérale que lui confèrent les silex. Le cahier des charges impose une densité minimale de 6 000 pieds à l'hectare et plafonne le rendement à 65 hectolitres par hectare. Le chasselas, historiquement présent, subsiste sur quelques hectares mais relève de l'appellation voisine Pouilly-sur-Loire.

Quels sont les différents styles de vins de Pouilly-Fumé ?

Les vins de Pouilly-Fumé sont exclusivement des blancs secs, mais ils se déclinent en deux grandes familles selon le mode d'élaboration. Le style classique, majoritaire, repose sur un pressurage doux, un débourbage soigné, parfois une stabulation à froid pour extraire les arômes, puis une fermentation maîtrisée entre 18 et 20 degrés en cuve inox. La fermentation malolactique est généralement évitée afin de préserver la vivacité, et l'élevage sur lies fines dure quelques mois : il en résulte des vins éclatants, aromatiques, prêts à boire. Le second style, porté par les grandes cuvées parcellaires, fait appel aux levures indigènes, aux longs élevages en barrique, en demi-muid ou en foudre, sans collage ni filtration, pour des vins plus denses, texturés et taillés pour la garde.

Côté accords mets et vins, ces blancs excellent à l'apéritif comme à table. Ils accompagnent les huîtres, les coquillages, les crustacés, la sole meunière, la terrine de poisson et la mousse de saumon fumé, mais aussi les cuisses de grenouilles, la charcuterie fine et les volailles à la crème. Le mariage avec les fromages de chèvre, crottin de Chavignol ou Sainte-Maure, reste un classique absolu, la tension saline du vin répondant à la fraîcheur lactique du fromage.

Quels sont les meilleurs millésimes de Pouilly-Fumé ?

Les meilleurs millésimes de Pouilly-Fumé des trente dernières années suivent le rythme d'un vignoble septentrional, exposé au gel de printemps et aux étés contrastés. Parmi les grandes années figurent 2002, 2005, 2010 et 2014, d'une belle rigueur classique, puis 2015, solaire et généreuse, et 2016, arrachée à des conditions difficiles mais très réussie. 2018 a conjugué maturité et volume, 2019 a livré des vins concentrés et élégants, 2020 s'est distingué par sa précocité et sa fraîcheur préservée, 2022 par un profil à la fois solaire et équilibré malgré la sécheresse, et 2023 par un retour au fruit et à la tension ligérienne.

À l'inverse, 2013 s'est révélé tardif et austère, 2021 a renoué avec un style léger et acidulé après une année de gel et de fraîcheur, et 2024 restera comme l'un des millésimes les plus complexes de la région, marqué par des précipitations exceptionnelles et une pression de mildiou considérable. Aujourd'hui, les cuvées de cuve des trois derniers millésimes se dégustent avec plaisir, tandis que les parcellaires 2018, 2019, 2020 et 2022 gagnent encore à patienter en cave.

Quels sont les meilleurs domaines de l'appellation Pouilly-Fumé ?

Les meilleurs domaines de l'appellation Pouilly-Fumé se comptent sur les doigts de deux mains, mais leur influence dépasse largement les frontières du Val de Loire. Le Domaine Didier Dagueneau, fondé en 1982 à Saint-Andelain, occupe une place à part : enfant terrible de l'appellation, Didier Dagueneau voulait faire le meilleur sauvignon du monde et fut l'un des premiers en Loire à vinifier par parcelle, à travailler en levures indigènes et à élever ses vins sous bois. Ses cuvées Silex, issue de vieilles vignes au sommet de la butte, Pur Sang, née du lieu-dit La Folie, Buisson Renard et la rarissime Astéroïde, plantée en francs de pied, sont devenues mythiques. Depuis 2008, son fils Louis-Benjamin poursuit cette exigence sur douze hectares, avec la même précision chirurgicale.

Combien de temps conserver un vin de Pouilly-Fumé ?

La durée de conservation d'un vin de Pouilly-Fumé dépend surtout du sol dont il est issu et du niveau de cuvée. Les vins de caillottes et les assemblages d'entrée de gamme se dégustent dans leur jeunesse, idéalement entre un et trois ans, période où leur expression aromatique est la plus éclatante. Les vins nés sur argiles à silex demandent au contraire deux ans pour s'ouvrir et évoluent bien jusqu'à huit ou dix ans, développant leurs notes épicées et fumées. Les cuvées de marnes kimméridgiennes, plus structurées, et les grands parcellaires élevés sous bois se révèlent après trois à cinq ans et tiennent facilement dix à quinze ans, les plus grandes bouteilles atteignant leur apogée au-delà d'une décennie sur des registres de miel, de fruits confits et de truffe blanche.

Pour préserver ce potentiel, conservez les bouteilles couchées, à l'obscurité et à l'abri des vibrations, entre 11 et 13 degrés, avec une hygrométrie de 70 à 75 %. Le service se fait autour de 10 à 12 degrés, sans excès de froid qui masquerait la minéralité et la texture. Le carafage n'est pas nécessaire sur les cuvées de cuve, mais une aération de vingt à trente minutes, ou un service en verre large, profite aux grandes cuvées parcellaires encore fermées.

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