Millésime 1978
Un très bon millésime pour les vins de Bordeaux. La météo fut exécrable jusqu'au début du mois d'août, mais les raisins ayant résisté furent sauvés par une magnifique arrière-saison. Les vendanges furent tardives (peu avant le 10 octobre), donnant des vins très fruités, colorés et moyennement tanniques. De notables réussites dans les Graves, ainsi que dans la majorité des Grands crus classés du Médoc (Grands crus classés de Margaux, Grands crus classés de Pauillac et Grands crus classés de Saint Julien). A Barsac et Sauternes (qui représentent la grande majorité des vins blancs de Bordeaux), l'automne chaud et sec n’a pas favorisé le développement de la pourriture noble, et les vins manquent un peu de complexité et de définition. En Bourgogne, l’été 1978 commence après la mi-août, mais il s’attarde, permettant aux vendanges de commencer après le 10 octobre. Les vins sont superbes jeunes et vieillissent avec grâce, donnant de délicats arômes de cassis et de truffe pour les Bourgogne rouges, et de miel et de mousseron pour les blancs de Bourgogne. Meilleur millésime de la décennie, en Vallée du Rhône, porté par ses tanins et son acidité, les Côte Rôtie et Châteauneuf du Pape 1978 sont immenses. Bons rouges de Loire et faible quantité et qualité en Champagne.